Qui est légitimé à conserver un animal acquis en copropriété lorsqu’il y est mis fin ?
Lorsqu’il est mis fin à une copropriété portant sur un animal domestique et que plusieurs copropriétaires en demandent l’attribution, le juge la donne à celui qui offre la meilleure solution pour l’animal. Une indemnité équitable peut être due aux autres. À défaut de garanties suffisantes, l’animal est vendu ou remis à un refuge.
Lorsque l’objet de la copropriété est un animal qui vit en milieu domestique et qui n’est pas gardé dans un but patrimonial ou de gain, le juge doit, si plusieurs copropriétaires demandent à recevoir l’animal, attribuer la propriété de celui-ci au copropriétaire qui représente « la meilleure solution » pour l’animal au vu des critères appliqués en matière de protection des animaux.
Ainsi, pour attribuer l’animal, le juge se référera aux critères ressortant de la législation sur la protection des animaux, notamment quant aux conditions de détention de l’animal et à l’aptitude des copropriétaires à s’occuper de celui-ci. Au besoin, il sera fait appel à des experts qui rechercheront la meilleure solution pour l’animal.
Si l’animal est attribué à l’un des copropriétaires, celui-ci peut être condamné à verser aux autres copropriétaires une indemnité équitable fixée en fonction de la valeur vénale de l’animal.
Si aucun des copropriétaires qui demandent l’attribution n’offre de garanties suffisantes, l’animal doit être vendu ou, si cela n’est pas possible, remis à un refuge.